Le Ventitest
L’efficacité d’une installation d’extinction automatique par gaz est conditionnée par le niveau d’étanchéité du ou des locaux objets de l’installation. La méthode de test au ventilateur "VENTITEST" permet de vérifier cette étanchéité.
Tout local protégé par gaz doit faire l’objet d’une vérification à l’aide du VENTITEST.
Principe de l’essai
Lors d’un lâcher du gaz, la surpression provoquée a tendance à chasser le mélange air/gaz à travers les fuites du local protégé.
Les locaux fermés protégés par des installations d’extinction doivent être suffisamment étanches pour permettre d’atteindre la concentration efficace et de la maintenir pendant le temps requis. Pour ce faire, il faudrait que la totalité de l’enceinte (murs, plafonds, plancher, portes, fenêtres…) puisse résister à l’augmentation de pression apparaissant pendant l’émission.
Cette disposition étant difficilement réalisable, il est donc nécessaire de prévoir des dispositifs d’évacuation de pression qui doivent uniquement s’ouvrir en cas de surpression du local lors du lâché du gaz extincteur.
C’est le temps de rétention, le minimum requis est de 10 minutes.
Avec la méthode VENTITEST, une pression équivalente à celle atteinte lors du lâcher de gaz est créée à l’aide d’un ventilateur en se mettant dans la même configuration de mise en sécurité que lors d’un lâcher réel.
Plus la surface de fuites sera importante, plus il faudra injecter d’air pour atteindre cette pression. Une fois la pression atteinte (≈ 10 à 20 Pascal) par ajustement de la vitesse de rotation du ventilateur, on mesure la pression dans la pièce et le débit d’air du ventilateur.
Un programme informatique donne en final une prédiction du temps de rétention ainsi que la surface de fuite équivalente.
Le VENTITEST est installé temporairement à la place d’une porte du local à tester.
Ce programme ne permet pas de préciser la localisation des fuites. Il est cependant possible de les situer en utilisant une poire à fumée lorsque le ventilateur est en marche. Il faut noter qu’il n’y a pas de limite de la pièce à tester. Le facteur limitatif est la surface de fuite (≈ 1 m²). Le programme considère par défaut qu’il y a 50% des fuites en partie haute et 50% en partie basse. C’est le cas le plus défavorable.
Le matériel permet de faire des essais en surpression et en dépression par retournement du ventilateur. Ceci permet d’apporter une plus grande précision à la mesure. En effet, nous pouvons imaginer qu’un clapet de ventilateur aura tendance à se plaquer lors de l’essai en surpression, alors qu’il se décollera en dépression. Le programme de calcul fera alors une moyenne des deux mesures.
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